VivaTech : les robots européens face à la domination chinoise

Pourquoi ça compte pour toi
Si tu es entrepreneur ou créateur en Europe, comprendre cette bataille de la robotique te montre où se concentre vraiment l'innovation (et les investissements). C'est aussi une question de souveraineté : laisser la production partir en Asie, c'est laisser partir tes données et ta compétitivité. En plus, le vieillissement démographique européen rend les robots essentiels pour l'industrie et les services — attendre, c'est déjà perdre.
Ce qu'il faut retenir
- 1.La Chine domine : 87% des 13 000 robots humanoïdes mondiaux en 2025
- 2.Enchanted Tools (FR) : Mirokai parle 50+ langues, 60% fabriqué en Europe
- 3.Neura Robotics (DE) lève 1,4Mrd$ ; les demandes explosent, jusqu'aux cabinets dentaires
- 4.Pal Robotics (ES) fabrique entièrement à Barcelone ; Genesis rapatrie sa production en 2027
- 5.L'enjeu : garder les données et la chaîne de production en Europe, pas juste s'aligner sur les prix chinois
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La réalité du terrain à VivaTech
Imagine un robot avec de grandes oreilles orange et des yeux bleus qui t'accueille à l'aéroport en français, espagnol, mandarin ou n'importe quelle autre langue. C'est Mirokai, créé par la startup parisienne Enchanted Tools. Il est déjà déployé dans des hôpitaux et des aéroports. Ses premiers modèles commerciaux arrivent fin 2026.
Mais voilà le hic : pour faire fonctionner Mirokai, il faut des cartes graphiques Nvidia. Et Nvidia, c'est américain. 40% du robot vient donc de l'extérieur de l'Europe. Richard Malterre, le porte-parole d'Enchanted Tools, le dit crument à l'AFP : certains savoir-faire ne sont "pas forcément disponibles" en Europe.
Les Allemands et les Espagnols bougent
Neura Robotics (Allemagne) vient de lever 1,4 milliard de dollars. Son PDG David Reger décrit une demande folle : dentistes, industriels, hôpitaux — tout le monde cherche un robot parce qu'on ne trouve pas assez de main-d'œuvre. L'Europe vieillit, la population active se réduit, les robots deviennent une nécessité, pas un gadget.
Pal Robotics (Barcelone) fabrique ses robots entièrement en Espagne : Kangaroo (robot bipède) et Tiago (robot aux bras articulés). Ces derniers récoltent du raisin, organisent des entrepôts. Mais ce que Francesco Ferro défend avec passion, c'est la question des données. Quand ton robot collecte des informations en fonctionnant, tu veux que ça reste chez toi, pas chez Alibaba ou Huawei.
Le vrai problème : la souveraineté
La Chine fabrique 87% des robots humanoïdes mondiaux (13 000 en 2025). Des "dark factories" — des usines sans un seul humain — y tournent à plein régime. C'est la capacité de production à l'échelle industrielle.
L'Europe n'est pas morte pour autant. Joern Buss (consultant Arthur D. Little) le dit : "La Chine est à la pointe, mais l'Europe rattrape son retard et a de bons acteurs." Genesis, startup franco-américaine, rapatrie sa fabrication d'ici 2027.
Le vrai enjeu ? Ne pas devenir dépendant. Si tu laisses toute la production partir, ce sont tes données, ta propriété intellectuelle et ta capacité à innover qui suivent. Un problème de souveraineté à long terme.
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Pour toi, retiens ceci : la Chine fabrique 87% des robots du monde, mais l'Europe construit les robots intelligents (multilingues, autonomes). C'est comme smartphone vs énergie nucléaire — la question n'est pas qui fabrique le plus, mais qui contrôle la technologie. La suite te dira qui gagne.
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