Débutant·2 min·24 avril 2026

Des influenceurs IA gay piègent vraiment les followers

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Des créateurs fabriquent des mecs IA sexy sur Instagram. Ça marche. Et personne ne s'en rend compte.
Des influenceurs IA gay piègent vraiment les followers

Pourquoi ça compte pour toi

Ça révèle un vrai problème : les gens s'attachent à des comptes faux sans regarder la bio, même quand c'est écrit. C'est pas juste un truc de niche gay—c'est l'avant-poste de ce qui arrive à la pub et aux influenceurs demain. Si les marques commencent à générer leurs propres influenceurs contrôlables à 100%, les règles du jeu changent.

Ce qu'il faut retenir

  • 1.Jae Young Joon (IA) a 320k abonnés, des gens lui envoient des messages amoureux sans réaliser qu'il n'existe pas
  • 2.Les créateurs indiquent bien 'IA generated' dans la bio, mais la majorité des abonnés l'ignore ou fait semblant
  • 3.Santos et Caleb ont déclenché une polémique en s'invitant sur le tapis rouge de Devil Wears Prada 2—pas de partenariat, juste du viral

Pourquoi ça dérange (vraiment)

Luc Thierry, le gars derrière Jae, est clair : il ne gagne presque rien. Pas de grosses collaborations avec des marques—juste quelques milliers de dollars via Spotify et Fanvue. Mais il prépare le terrain : une agence IA appelée Born2BeAI et une communauté nommée Virtuomo.

Le truc ? Il assume complètement. "Je crée une série TV sur les réseaux", dit-il. Et c'est vrai—personne ne brise le quatrième mur dans Game of Thrones non plus.

Le vrai problème

Mais voilà : Thierry reçoit régulièrement des messages touchants de mecs qui croient vraiment à une connexion. Il le dit lui-même : c'est son plus gros dilemme moral.

Et puis il y a le côté "standards corporels irréalistes". Ces mecs IA ont des proportions qui tueraient un humain. Dans une communauté gay déjà aux prises avec des problèmes d'estime, c'est pas neutre.

Ce qui s'en vient

Lil Miquela, une autre influenceuse IA, a plus de 2 millions d'abonnés et des contrats avec Prada et Samsung. Les marques arrivent. Et quand elles découvriront qu'elles peuvent créer une influenceuse qui ne les quittera jamais, ne fera jamais de scandale, et respectera exactement chaque cahier des charges—c'est fini.

Thierry sait déjà comment ça finit : "Il y aura beaucoup de retour de bâton de la part des vrais influenceurs."

Le truc honnête

Ces créateurs ne volent personne (pour l'instant). Mais ils testent les limites—et les limites tiennent pas.

Source

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